le médecin des gens de mer de Sète peut vous conseiller en cas de coliques néphrétiques ou antécédents
familiaux de coliques néphrétiques.
👉 n'hésitez pas à lui demander conseil pendant votre visite ou par mail ssgm-sete@mer.gouv.fr
PENSEZ à noter dans votre mail : NOM + PRENOM + MATRICULE
Si vous avez déjà eu une colique néphrétique (calcul urinaire), vous présentez un risque de récidive, notamment lors des
périodes de fortes chaleurs ou pendant un embarquement en zone chaude.
Pour prévenir la formation de nouveaux calculs, il est indispensable de boire régulièrement tout au long de la journée afin de produire plus de 2 litres d'urine par 24 heures.
À bord, les pertes en eau sont souvent importantes (chaleur, soleil, efforts physiques, port des EPI, travail en machine ou sur le pont). Il est donc nécessaire d'augmenter votre consommation d'eau pour compenser ces pertes.
Une urine claire est généralement le signe d'une bonne hydratation. À l'inverse, une urine foncée traduit souvent un manque d'eau.
Pour diminuer le risque de récidive :
Limitez les excès de sel.
Réduisez les excès de protéines animales (viande, charcuterie).
Évitez les boissons et aliments très riches en sucres, notamment en fructose.
Limitez les aliments riches en oxalates si cela vous a été conseillé.
Consommez suffisamment de fruits, de légumes et de fibres.
Environ 6 mois après la mise en place de ces mesures, un bilan peut être réalisé afin de vérifier leur efficacité et d'adapter la prévention si nécessaire.
La déshydratation est le principal facteur favorisant la récidive. Le risque est particulièrement élevé :
lors des fortes chaleurs ;
en navigation sous climat tropical ;
pendant les travaux physiques importants ;
lorsque l'accès à l'eau est insuffisant ou que vous buvez trop peu.
À bord, une colique néphrétique peut nécessiter une évacuation médicale lorsqu'elle survient loin des secours. Une bonne hydratation reste donc le meilleur moyen de prévention.
une douleur intense dans le dos ou le flanc ;
de la fièvre ;
une impossibilité d'uriner ;
des douleurs ou des vomissements qui ne cèdent pas malgré le traitement ;
du sang dans les urines.
Si vous pensez avoir expulsé un calcul, essayez de filtrer vos urines pour le récupérer. Son analyse permettra d'identifier sa composition et d'adapter les mesures de prévention afin de réduire le risque de récidive.
Si vous avez présenté plusieurs coliques néphrétiques, votre aptitude à la navigation peut être limitée en cas de risque de recidive.
Cette décision n'est pas une sanction : elle vise avant tout à vous protéger.
Une récidive peut survenir brutalement, provoquer une douleur très intense et nécessiter des soins urgents qui ne sont pas toujours disponibles à bord, surtout lorsque le navire est éloigné des côtes.
Cette limitation permet de réduire le risque pour vous, mais aussi pour l'équipage et pour la sécurité de la navigation.
Le respect des mesures de prévention (hydratation, alimentation et suivi médical) permet souvent de diminuer ce risque et d'envisager une levée de cette limitation.
En mer, buvez avant d'avoir soif.
Une hydratation suffisante protège vos reins, diminue le risque de refaire une colique néphrétique et contribue à votre sécurité ainsi qu'à celle de l'équipage.